Les Jeunes Symphonistes mosellans

« Berceuse de Guyunusa », Pauline Haas

« Christ Hall », Thomas Bloch (version symphonique)

« Danzón No. 2 », Arturo Márquez

« West Side Story », Leonard Bernstein (suite symphonique)

Pauline Haas, harpe & chant

Patrick Husson, sopraniste

Thomas Bloch & Caroline Ehret, ondes Martenot

L’ORCHESTRE DES JEUNES SYMPHONISTES MOSELLANS, dir. Olivier Jansen

 

Imgp5993 2

Crédit photo : Sandrine Barateig

 

CHRIST HALL - HOMMAGE À MARC CHAGALL // THOMAS BLOCH

Il faut presque remonter aux origines du Festival de Sarrebourg, pour y découvrir la genèse de cette œuvre créée dans la Chapelle des Cordeliers en mars 1990 et dédiée par Thomas Bloch à Lionel Lissot et Alain Pacquier mais également à Gerhard Finkenbeiner, maître verrier et ami dont le rôle fut capital dans la renaissance des instruments de verre. Car en effet, la double signification du titre de l’œuvre, à la fois espace sacré et référence au cristal, renvoie directement à ce qui constitue le caractère exceptionnel de cette partition qui mêle à des instruments mieux identifiables ainsi qu’à la voix rare d’un sopraniste, ces verres musicaux déjà affectionnés par Mozart et Haydn (entre beaucoup d’autres) et dont nos jeunes symphonistes auront appris à leur tour à maîtriser la subtile magie.

LA BERCEUSE DE GUYUNUSA // PAULINE HAAS

 « Le 25 février 1833, les quatre derniers indiens Charruas ayant survécu au massacre de leur peuple en Uruguay, sont embarqués de force dans un bateau qui les mène en France. Guyunusa est la seule femme, elle est enceinte de deux mois. Deux indiens meurent pendant la traversée, parmi eux, le père du futur enfant. Le 20 septembre 1833, sous les yeux des badauds, exposée comme une bête de foire, Guyunusa donne le jour à une petite fille, avant de mourir quelque temps plus tard. Du peuple Charrua, il ne reste donc que deux survivants : un jeune guerrier prénommé Tacuabé et l'enfant qui vient de naître. Tous deux réussissent à s'enfuir... ce qu'ils sont devenus, personne ne l'a jamais su.

La Berceuse de Guyunusa, c'est un chant de désespoir, celui d'un peuple déraciné, en train de s'éteindre, et d'une mère qui ne verra pas grandir son bébé. Mais c'est aussi un chant d'amour, l'enfant de Guyunusa, c'est la vie qui continue malgré tout, c'est une prière adressée au monde : la Libertad. » 

DANZÓN n° 2 / ARTURO MÁRQUEZ (Mexique)

Né en décembre 1950 à Alamos (Mexique), Arturo Márquez fut très tôt marqué par la musique populaire. Alors que son propre père était l’un de ces mariachi que l’on voit par milliers dans tous les lieux publics du pays, son grand-père était musicien folklorique dans les États du Nord de Sonora et Chihuahua. Mais également très attiré par la « musique de salon » mexicaine très en vogue dans sa jeunesse, Arturo commença à composer dès l’âge de 16 ans avant de devenir dix ans plus tard l’élève en composition de Federico Ibarra, Joaquín Gutiérrez Heras et, plus tardivement, Héctor Quintanar. Le Danzón n° 2 appartient à une série d’œuvres homonymes, toutes basées sur la musique et les rythmes de la région de Veracruz.  Popularisée par le chef Gustavo Dudamel qui l’inscrivit au programme de l’Orchestre des Jeunes Simon Bolivar lors de leur tournée en Europe et aux États-Unis en 2007, cette œuvre est, depuis, devenue un classique pour tous les orchestres de jeunes du monde !

 WEST SIDE STORY (extraits symphoniques) / LEONARD BERNSTEIN (arrangement Jack Mason)

 Oserons-nous le parallèle ? Bien évidemment, le drame de Roméo et Juliette est immortel et connu dans l’univers entier. Mais à partir de là, combien peuvent citer seulement trois phrases de Shakespeare, deux mesures de Berlioz ou de Prokofiev ? Et voici qu’un musicien américain encore jeune s’empare du mythe, le transpose dans le milieu des années 1950 dans le quartier de Upper West Side à Manhattan, pour que naisse le chef-d’œuvre vraiment universel qu’est West Side Story.  Dans l’arrangement de Jack Mason, tous les « tubes » défilent en une poignée de minutes : « I feel pretty » (je me sens jolie), « Maria » (tout le monde aura compris !), « Something is coming » (il va se passer quelque chose), « Tonight », « One hand, one heart » (une main, un cœur) et enfin « America », ultime jaillissement du génie dans ce chef-d’œuvre.
 

  • Tous renseignements - Couvent de Saint Ulrich

Réservez vos places sur notre billetterie en ligne !

Billets Festival Jeunes Symphonistes mosellans

Salle des Fêtes Place du Marché, 57400 Sarrebourg