Présentation

Les « Jeunes Symphonistes mosellans » : un nouveau cursus de 3 ans (2017-2019)

Cet espace de création musicale original destiné aux jeunes musiciens est né de l’utopie vécue en Amérique Latine par les animateurs des « Chemins du Baroque dans le Nouveau Monde » (aujourd’hui Rencontres Musicales de Saint Ulrich) qui éveillèrent plusieurs centaines de jeunes boliviens, colombiens, péruviens, cubains ou paraguayens à une pratique musicale axée vers la réappropriation de leurs patrimoines, puis partagée à partir de 2013 avec des musiciens lorrains convaincus de la nécessité de multiplier les expériences pédagogiques de type « orchestre à l’école » ou toutes autres, pourvu qu’elles privilégient la dimension sociale et la générosité.

S’appuyant sur des valeurs éducatives, ce programme propose donc à de jeunes musiciens de vivre collectivement une aventure unique, celle de l’orchestre symphonique, d’un accès à l’autonomie et à la responsabilisation, tout en favorisant le brassage social entre des groupes qui ne se seraient jamais rencontrés sans cette proposition.

Important : le programme des « Jeunes Symphonistes mosellans » n’est en aucun cas une alternative à l’enseignement musical « diplômant » proposé dans les conservatoires et écoles de musique. Il est un complément permettant à des enfants d’entrer de plain-pied dans l’univers de la musique symphonique autour d’un contenu artistique qui doit être l’élément moteur du projet (création, travail avec un compositeur, approche d’autres techniques de jeu, éveil à l’international, etc.). Le fait qu’aucune sélection individuelle ne soit envisagée ici montre bien combien la recherche de l’excellence ne doit pas être un objectif a priori, mais bien une conséquence due à l’équilibre trouvé entre l’évolution culturelle générale des enfants et la beauté du son qu’ils peuvent générer.

 

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Crédit photo : Sandrine Barateig

Sont bienvenus parmi les Jeunes Symphonistes mosellans pour un nouveau cursus de 3 ans (2017-2019, mais chaque année pouvant faire l’objet d’un engagement « séparé ») :

- les musiciens issus des dispositifs de type orchestre à l’école ou Demos, à partir de la 3e année de pratique collective,

- les élèves de conservatoires ou écoles de musique à partir du second cycle (sachant que toute demande de jeunes en fin de 1er cycle sera également examinée avec bienveillance par le ou les professeurs concernés).

 

2017 : un projet artistique renouvelé. L'Amérique au programme... en attendant la Colombie

C’est un ambitieux programme de travail qui sera proposé aux jeunes musiciens. Ambitieux mais passionnant dans la mesure où, à partir du Campus de juillet, il vont travailler directement avec des personnalités musicales de premier plan : la compositrice et harpiste Pauline Haas (Victoires de la Musique classique 2012), le sopraniste à la voix envoûtante Patrick Husson ainsi que le compositeur et interprète virtuose Thomas Bloch autour d’une série d’œuvres mettant en exergue les aspects les plus inattendus de la création musicale sur le Continent américain, des extraits symphoniques de « West Side Story » de Léonard Bernstein, au Danzón No. 2 du Mexicain Arturo Márquez, en passant par une nouvelle version de : « Christ hall – hommage à Marc Chagall » de Thomas Bloch et la création de la « Berceuse de Guyanusa » de Pauline Haas.

Au cours des deux années suivantes, cette attirance pour le Continent américain se focalisera plus particulièrement sur la Colombie, avec le renouvellement d’échanges entre les Jeunes Symphonistes et les réseaux colombiens tant des bandas, que de la fédération nationale Batuta. C’est ainsi que les jeunes musiciens colombiens participeront aux activités des « Jeunes Symphonistes » en 2018, avant de tous les accueillir à Bogota en 2019 : feu d’artifice final du présent cursus.

 

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Crédit photo : Sandrine Barateig

L'équipe des musiciens formateurs

Elisabeth Bauer (violon & travail des cordes) 

Diplôme d’état de professeur de violon, 1er prix de violon à la Musikhochschule de Sarrebrück, diplôme supérieur d’enseignement à l’École Normale de Musique de Paris, formée à la direction d’orchestre au Conservatoire de Luxembourg, elle enseigne le violon au Conservatoire de musique de Thionville et dirige les orchestres à cordes au Conservatoire d’Hagondange. Elle est également violoniste à l’Orchestre symphonique de Thionville et se produit régulièrement en musique de chambre en Grande Région.

Christine Hoffmann (violon)

Élève de Thérèse Divry, elle consacre sa vie professionnelle à la musique depuis 25 ans. Tour à tour, membre de l’Orchestre du Staatstheater de Sarrebrück, de l’Orchestre de chambre de Metz, elle consacre aujourd’hui la majeure partie de son temps à l’enseignement du violon à St-Avold depuis 1985, et se produit avec l’Orchestre symphonique de Thionville, ainsi qu’avec les Orchestres de chambre de Yutz et de Meuse, en trio avec Musica Naboria ou en quatuor à cordes avec Améthys ainsi qu’en Allemagne en musique de chambre ou avec l’Orchestre symphonique de Kaiserslautern.

Perceval Serre (violoncelle)

D’origine messine, Perceval Serre a fait ses études au CNR de Paris et au Conservatoire National de Région d’Aubervilliers-La Courneuve. Après deux ans au CEFEDEM de Metz et l’obtention du diplôme d'État, il enseigne le violoncelle au Conservatoire de Charleville-Mézières puis depuis 2013, au Conservatoire de musique de Thionville.  Parallèlement à son activité de pédagogue, Perceval Serre mène une vie musicale intense, se produit dans divers orchestres, en tant que chambriste, soliste, travaille avec une conteuse…  Il est également  membre de l’Orchestre symphonique de Thionville.

Jérôme Schmitt (bois)

Après l’obtention de la médaille d’or à l’unanimité avec félicitations du jury au CNR de Rueil-Malmaison dans la classe de M. Arrignon, Jérôme Schmitt entra, en 1997, au CNSMD de Lyon dans la classe de J. Di Donato et R. Bianciotto où il obtint, en 2001, le Diplôme National d’Études Supérieures de Musique mention très bien ainsi que le Certificat d’Études complémentaires spécialisées de l’atelier instrumental du XXe siècle. Il enseigne la clarinette au Conservatoire de Charleville-Mézières, étant également formateur et tuteur pédagogique au CEFEDEM de Lorraine. Jérôme Schmitt aborde le grand répertoire symphonique au sein de l’Orchestre « Les siècles » (direction : François-Xavier Roth).

Olivier Jansen (cuivres et direction)

Il obtint ses diplômes au CNR de Metz (trombone, formation musicale et musique d’ensemble), décrochant en 2001 le diplôme d’État de direction d’ensembles à vents. Ses horizons musicaux d’une extrême diversité, du classique au jazz en passant par les répertoires latinos et l’improvisation, l’amènent à multiplier les rencontres musicales, de l’Orchestre National de Lorraine aux ensembles de jazz ou encore É au Big Band de Woippy, ville où il dirige L’Union musicale, à partir de laquelle il s’implique particulièrement dans le programme de réussite éducative destiné aux enfants de la cité.

Jacky Kohn (saxophone)

Titulaire du diplôme d’État de saxophone, médaillé d’or en musique de chambre, il enseigne au Conservatoire de musique et de danse de Verdun ainsi qu’à l’Union de Woippy où il intervient également dans le cadre du programme « Musique à l’école ». Il fait partie de l’octuor de saxophones Art’ Sax ainsi que des groupes Glenn’s Swing Orchestra et Mister OZ’s Big Band.

François Hagenmuller (percussions)

Titulaire du diplôme d’État de percussions, il enseigne la percussion au Conservatoire de Colmar, au Conservatoire de Sarrebourg et dirige une harmonie de jeunes à l’École de musique de Wasselonne.

En 2010, il est finaliste du concours international de Cannes. Il gagne en 2011 le premier prix du concours artistique d'Épinal en marimba. Fin 2011, il remporte un troisième prix de marimba au concours international de Fermo en Italie.

Compositeurs invités : Pauline Haas & Thomas Bloch

Un compositeur, c’est souvent quelqu’un d’important mais qui appartient définitivement au passé. Et le chef d’orchestre est là pour surveiller si les musiciens respectent bien ses indications. Erreur profonde et vite rectifiée pour le Campus d’été dont les activités de création musicale tourneront autour de deux personnalités bien vivantes, attachantes, mais atypiques ; autant par leur comportement humain que par leurs domaines respectifs d’expression musicale.

Le premier c’est Thomas Bloch. Il a 7 ans lorsqu’il compose ses premiers essais et lorsque son intérêt se porte vers des compositeurs contemporains (Penderecki, Xenakis, Boulez, Maxwell Davies, Messiaen). C’est à ce moment qu’il découvre les ondes Martenot qui deviendront ensuite, dans sa carrière de concertiste, l’un de ses principaux instruments. À 12 ans, il se passionne pour John Cage avec qui il collaborera plus tard, et à  17 ans, il commence à s’intéresser à la musique classique et au rock et continue à explorer divers univers sonores contemporains (La Monte Young, Riley, Glass, Kagel). Plus de 3000 concerts dans 40 pays et 150 disques à son actif… Mais le plus spectaculaire qu’il réservera aux Jeunes Symphonistes, c’est ce monde sonore inouï des verres musicaux qu’il partagera avec eux dans son œuvre « Christ Hall ».

Pauline Haas, harpiste dont le cursus musical est parsemé par tant de succès qui l’amèneront à être nominée dans la catégorie « Révélations Soliste instrumental » lors des Victoires de la Musique 2012, cache mal une richissime personnalité la conduisant à donner des master classes, à s’engager dans des projets humanitaires, à mélanger harpes et formes d’expression et, comme ce sera le cas à Sarrebourg, à composer.

Crédit photo (Pauline Haas) : © photo Grégory Massat

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Mécénat Musical Société Générale est le mécène principal du projet « Jeunes Symphonistes mosellans ».

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